15
novembre
2018

Infographie Universign : la signature électronique encore méconnue des professionnels

maxime Delorme
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Avis d’expert

Infographie – Universign a interrogé des professionnels de différents secteurs pour connaître leur niveau de connaissance sur la signature électronique. Le sondage revient également sur les attentes des PME de moins de 250 salariés. Le résultat est sans appel : 80% des sociétés interrogées aimeraient utiliser la signature électronique mais se posent des questions quant aux bonnes pratiques, principalement en ce qui concerne la conformité juridique d’un tel procédé.

Simplification des procédures et réduction des délais et des coûts sont les premiers avantages cités.

D’après le sondage, les principaux bénéfices attendus par les PME, notamment de l’immobilier, l’IT et des services, sont la simplification des procédures pour 55% d’entre elles et la réduction des délais pour 42%.

La signature électronique rend instantanée la formalisation d’un accord. Une simple connexion internet suffit pour signer un contrat, quel que soit l’endroit où l’on se trouve. L’émetteur du document gagne ainsi un temps précieux là où, dans le cadre d’une signature manuscrite, le délai entre l’envoi d’un document et son retour peut se compter en semaines !

Par ailleurs, pour 36% des entreprises interrogées, la signature électronique réduit considérablement les coûts en supprimant tout bonnement ceux liés à l’impression, l’archivage et l’acheminement des documents. Elle offre aussi une meilleure traçabilité et limite les erreurs humaines au profit d’une plus grande maitrise des risques financiers associés.

La signature électronique, un gage de sécurité juridique pour 25% des entreprises interrogées…

Parmi les composantes d’une signature électronique figure une empreinte numérique du document original. Celle-ci reste intégrée en permanence au document et toute modification ultérieure peut être facilement détectée. Les documents PDF signés présentent également un historique des modifications apportées depuis la première signature.

…mais 80% des entreprises disent ne pas être au courant du cadre législatif européen.

L’enquête apporte un éclairage particulier sur la méconnaissance de l’encadrement règlementaire de la signature électronique. Ainsi, 80% des entreprises déclarent ne pas connaitre le règlement européen eIDAS, qui encadre les services de confiance et plus particulièrement la signature électronique. eIDAS établit un socle commun pour les interactions électroniques sécurisées entre les citoyens, les entreprises et les autorités publiques à l’échelle de l’Union Européenne. Le règlement définit deux piliers essentiels de la signature électronique. Pour être conforme, la signature doit permettre de :

• Prouver l’intégrité du document signé en s’appuyant sur un horodatage qualifié qui vient sceller le document en lui appliquant une date et une heure depuis une source de temps universelle.
• Garantir l’identité du signataire pour être certain que c’est le bon interlocuteur qui est à l’origine de la signature du document.

La méconnaissance de l’encadrement réglementaire de la signature électronique n’altère pas l’envie des entreprises de passer le pas, car de nombreux avantages existent : gain de temps, facilitation des procédures et réduction des coûts.

À quand la généralisation de la signature électronique à tous les secteurs ?

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